Ma Nkobo Ewondo

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24 décembre, 2009

Agression d’un gamin dans un collège : Où situe t’on la tolérance ?

L’incident (le problème de violence) se déroule au sein de l’établissement, dans la cour de récréation. Un gamin du collège Jean Moulin en Seine Saint Denis se fait tabasser par des camarades de classe sous prétexte qu’il aurait dit à ses camarades, je suis «  BI  ». Ce gamin qui se prénomme RAPH…, il a eu le culot ou l’outrecuidance de dire à ses camarades de classe qu’il aimait les filles et les garçons. Ce que les jeunes appellent les BI. Ces derniers n’ont pas fait la part des choses, ils se sont mis à plusieurs pour «  dérouiller  » le camarade ‘’MALVEILLANT’’, c’est triste cette histoire qui semble être passé dans l’oubli. Je suis étonné de voir et d’entendre de la bouche de près de dix gamins, que les surveillants n’étaient pas présents lorsque ce gamin, ce jeune s’est fait frapper par des camarades du même collège que lui.

 

Comment des jeunes pré-adolescents ou adolescents peuvent prendre une décision comme celle-ci, frapper leur camarade au risque de le faire se rendre à l’hôpital pour des points de suture. Je suis scandalisé, voire très choqué par cet bourde monumentale de gamins qui ont agi sans le moindre respect pour la vie et la tolérance. Ce qui me froisse encore est l’absence des surveillants et des enseignants dans la cour de récréation lorsque cette «  punition  » abjecte a eu lieu. Comment ces mômes peuvent avoir pris en toute sérénité un jugement pareil ? Quelles connaissances ont été mises en exergue pour appliquer une telle sanction ? Des jeunes qui se rassemblent le plus souvent avec des propriétés communes de violence, ne font intervenir aucune réaction tendant vers le sensible, encore moins vers la jugeote avec des individus concrets. Nous pouvons penser que le concept a un pouvoir de présentation: « Des pensées sans matière sont vides; des intuitions sans concepts sont aveugles ». La tolérance qu’aurait du avoir ces jeunes collégiens n’est pas un concept articulé par une donnée observable. Elle aurait du et elle doit être une action délibérée et voulue. Ces jeunes se sont comportés comme des sauvages en envoyant un des leurs à l’hôpital et l’institution scolaire, je cite le collège Jean Moulin et son corps enseignant aurait du faire une réunion d’information sur la tolérance. Car qu’adviendra t’il demain lorsqu’un groupe de jeunes décidera de ne pas aimer le juif, le musulman, le chrétien, le maghrébin, le noir, l’asiatique, le métis et j’en passe.

 

Pour en revenir à l’absence du corps administratif de l’établissement en matière de prévention de futur violence arbitraire, je n’admets pas cette «  ratonnade  » qui a eu lieu sur la base que les jeunes adolescents du collège Jean Moulin ne supportent pas une personne qui aurait les deux goûts ou forme d’affection envers son «  prochain  ». Je ne suis pas là pour juger, je pense que ce qui est arrivé aurait pu concerner n’importe quel gamin et impliquer mon gamin, tout comme celui de mon voisin. C’est inadmissible et intolérable. Pourquoi le proviseur, pourquoi le corps enseignant n’a pas jugé utile de débattre sur la tolérance, sur la violence de ces petits idiots qui ont violemment battu RAPH… ? Pourquoi ces surveillants de l’établissement n’ont pas été vigilants pour arrêter cette violence qui a abouti à des blessures nécessitant des soins hospitaliers. Faut-il mettre le fait qu’un groupe de jeunes s’activent sur la violence commune sur un autre dans le sens du concept, je me le demande. Ne faut-il pas croire que e propre d’un concept est de nous mettre immédiatement en relation avec des individus concrets ? Qu’y a t-il de concret sur l’absence de tolérance de ces jeunes «  idiots  » qui croient détenir la vérité en tabassant un des leurs sur des préjugés arbitraires ? La tolérance est une idée par rapport à laquelle un jugement pourra être porté sur des comportements (intolérance, fanatisme comme refus d’entrer dans les raisons d’autrui, refus du doute et du respect de la liberté).


J’insiste beaucoup sur ce tabassage que je trouve nauséabond et j’ajoute que l’absence d’information sur la tolérance dans le collège de l’administration et des enseignants me gêne également énormément. Il semble nécessaire d’admettre et de faire admettre toutes les manières de penser et d’agir différentes des nôtres sans pour cela aller jusqu’à les approuver.
Le concept n’est qu’un outil, «  un valet  », en aucun cas ce n’est un maître qui nous ferait agir car il n’est pas articulé à l’action.

 

Pourquoi ces gamins n’ont pas pris de l’altitude, il est grand temps de leur parler de tolérance. J’espère que ma colère que je laisse transparaître fera agir ou réagir cette administration qui a mis au placard ou omis de traiter cette affaire qui ne devrait pas en rester là. Que je sache, le jeune RAPH… n’a fait que dire ses sentiments, qu’en aurait-il été s’il avait embrassé un copain qui partage les mêmes idées que lui ? Je ne pense pas que l’établissement scolaire soit le lieu pour laisser transparaître ses goûts sexuels. Néanmoins faut-il pour autant passer à tabac celui qui sort des normes qu’instaurent la société ? L’idée de tolérance ne peut être séparée de ce que serait son passage à l’être puisqu’elle est effort pour passer à l’être, pour régner, pour transformer dans le meilleur des cas, ou dans le pire, pour détruire, exterminer: si on meurt pour des idées ce n’est pas sans conséquences. Je ne dis pas qu’il faille tout tolérer, par contre je ne supporte pas que certains fassent leur propre justice et de surcroît sur un enfant, même s’il s’agit d’autres enfants.

 

L’institution scolaire (collège Jean Moulin) devrait débattre de la tolérance, je ne leur demande pas de faire l’apologie de la tolérance. Il faut néanmoins souligner que la tolérance nous permet d’être libre, d’accepter ce que dit autrui même si cela ne nous convient pas. La tolérance suppose de ne pas distinguer les idées par leur essence ou par leur conséquence. Si nous acceptons l’intolérance, ou que nous la validions, de fait nous cautionnons la fin de la tolérance. Il est évident que l’intolérable existera toujours sur certaines choses, car la liberté et le respect nous engagent sur tout, mais avec certaines limites qu’il ne faut pas transgresser.

 

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