Ma Nkobo Ewondo

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21 février, 2010

Bya Nkobo Ewondo (Nous parlons Ewondo « la langue Ewondo ») – Dies ist in der Nacht zum Samstag 20 (zwanzig) Februar 2010 (Zweitausend und zehn) bis zum Sonntag 21 (einundzwanzig) geschrieben. Dies ist meine Muttersprache Ewondo.

Classé dans : corinthien,epitre,Paul — ewondo @ 6:59

Bya yege Ewondo : Nous apprenons l’Ewondo

Kristu angawu : Jésus est mort

Akwi a Soan : Il est sorti du tombeau (de la tombe)

Tin Nyebe Kristen Nyili

A babedzan : frères

Madugan mina tsog : Je vous rappelle

Mengakad mina : je vous ai annoncé ( je vous en ai parlé)

Mengakad wa : je te l’ai annoncé ( je t’en ai parlé)

Mbembe Foe : la bonne nouvelle (l’Evangile)

Mbembe Foe te : cet Evangile

Mingayabe nye : vous l’avez reçu (vous l’avez accepté)

Ayi mina kode : vous êtes sauvés (il va vous sauver)

mbol : comme

Mengayegele mina : je vous l’ai annoncé ( je vous l’ai enseigné)

Edi osu : Avant tout (premièrement)

amos lala : le troisième jour

Anted : Cent

Minted : Des centaines

Minted mitan : cinq cents

Bod : personnes (frères « dans la bible »)

Abwi ya ete : la plupart

Angele fo fe avee : ils sont encore vivants

Bevög (se prononce BEVOUAC) : Quelques uns

embo beman ya wu : sont morts (se sont endormis)

A babedzan, madugan mina tsog Mbembe Foe mengakad mina : Mbembe Foe te, mingayabe nye, ndo fe mitii aï nye. Ayi mina kode,nge minyie mam y’ete, mbol Mengayegele mina, nge ase aki nala, miyeme na nyebe wan one eden nyebe. Edi osu, e dzam mengakad mina, abo benga yegele ma, ane Mfufub Ntilan wakobo, ndo bengadzep nye, angakwi a soan amos lala ane mbol ane ntilan. Petrus ayene nye aye neawom aï bebè, amvus hala, ndo e babedzan bevog bo bazu nye yen, alodo bod minted mitan, abwi ya ete angele fo fe avee, bevög embo beman ya wu.

Je vous rappelle, frères, l’Evangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré, et par lequel aussi vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé; à moins que vous n’ayez cru en vain. Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’ai appris moi-même, que le Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Ecritures; qu’il a été enseveli et qu’il est ressuscité le troisième jour, conformément aux Ecritures; et qu’il est apparu à Pierre, puis aux Douze. Après cela, il est apparu en une seule fois à plus de cinq cents frères, dont la plupart sont encore vivants, et quelques-uns se sont endormis.

Mbëmbë kidi (kiri) : Bonjour (dans la matinée)

réponse::::> Kidi Mbem

Mbëmbë amos : Bonjour (dans la journée)
réponse similaire ::::> Amos mbën

8 février, 2010

HAITÏ : « Nos Valeurs »

Classé dans : Non classé — ewondo @ 16:00

Depuis le 12 janvier 2010, le ressac des nouvelles d’Haïti nous balaie et nous ballotte chaque jour… On comprend qu’une catastrophe de pareille ampleur, par sa brutalité et sa soudaineté, suscite une émotion incomparable et un véritable tsunami humanitaire. Voici que le monde entier se sent touché par la bombe qui a écrasé cette petite île (moins de 28.000 km²) de la mer des Caraïbes ; tout d’un coup, sur notre planète où les intérêts particuliers l’emportent en général sur le bien commun, on se sent proches des victimes, l’humanité perçoit son unité comme un même corps : «  quand le pied a mal, c’est tout le corps qui a mal…  » (1ère épitre de St Paul aux Corinthiens, chapitre 12). C’est rare, c’est bon, cet énorme élan de solidarité !

Actuellement, le présent ou plutôt l’immédiateté focalise, à juste titre, tout le champ de l’attention et de la réflexion, obnubilant momentanément certaines questions de fond : il faut faire face et répondre, au mieux, à l’urgence ; les blessés ne peuvent attendre sous peine d’allonger la liste des morts ; il faut loger, nourrir et abreuver les nouveaux SDF qui se comptent par centaines de milliers… Les besoins sont immenses.

Pourtant, l’émotion ne doit pas nous dispenser de penser l’événement, c’est-à-dire d’en explorer et analyser les causes, diverses, anciennes et proches, d’établir les responsabilités éventuelles, historiques (sans parler de Napoléon et des représailles contre l’esclave rebelle Toussaint Louverture, Bébé Doc n’est-il pas toujours «  réfugié politique  » en France ?…) et contemporaines, afin de préparer et construire un avenir qui ne reproduise pas les erreurs et les fautes du passé : ce sera le travail des historiens, le travail des sociologues, le travail des architectes, des géographes, des géologues, des vulcanologues…, nationaux et étrangers, sous la haute autorité des haïtiens eux-mêmes. Enorme chantier, en plus de la reconstruction de l’habitat et des bâtiments publics «  désastrés  ».

Toutefois, avant ce travail de fond qu’il conviendra de conduire sur les décennies à venir dès que l’urgence sera dépassée, un paradoxe me frappe qu’il faut questionner sans attendre : comment cet immense mouvement de solidarité avec ces populations éprouvées s’articule-t-il avec les vagues racistes qui envahissent toute l’Europe, de l’Italie aux Pays Bas et au Danemark, sans oublier notre chère patrie des droits de l’homme ? Ne sont-ce pas les mêmes gens que nous secourons au bout du monde que nous rejetons de nos quartiers ou enfermons dans des ghettos ? Que nos forces de l’ordre traquent sur leur couleur et leur faciès ? Que nous stigmatisons dans le débat sur l’identité nationale ? Comment étaient accueillis, traités jusqu’à ce 12 janvier 2010 les haïtiens qui habitaient nos villes ? Quel est ce comportement social schizophrénique qui conjugue de telles contradictions ? Tous les sondages d’opinion des pays européens font ressortir le succès des partis d’extrême droite, la montée du racisme et de la xénophobie.

Du coup, la question dépasse Haïti. Au-delà de la catastrophe géologique qui retient l’attention du monde aujourd’hui, dans combien de pays pauvres les quartiers résidentiels ne provoquent-ils pas la misère de la grande majorité de la population comme à Haïti avant le séisme ? Et même, chez nous, dans nos pays occidentaux, les écarts entre niveaux de vie sont-ils supportables ? Les 50 millions d’américains qui ne peuvent pas se soigner quand les banquiers se partagent des milliards de dollars de bonus ? Les ghettos de nos banlieues où le chômage des jeunes avoisine les 50% ?… L’occident qui s’enferme sur ses richesses ou, pire, qui pille celles des pays en développement, pour ne pas les partager avec les pauvres de la planète saura-t-il accueillir non pas toute la misère du monde, mais en prendre sa part ? Après cet élan magnifique mais ponctuel, allons-nous retomber dans l’indifférence et l’ignorance du voisin que nous regardons avec méfiance voire mépris parce qu’il est de couleur ?

«  A toute chose malheur est bon  ». Faisant appel à ce proverbe sans aucun cynisme, on peut espérer, rêver, que de cet immense malheur, de ce deuil accablant, pourrait sortir un bien, un mieux…, non seulement pour Haïti, mais pour toute la planète. Ce qu’on peut appeler «  la résilience sociale  » du peuple haïtien est d’ailleurs saisissant : il réagit, s’organise, s’entraide, remercie Dieu… Exemple merveilleux ! Puisse-t-il être encouragé, soutenu, mais aussi suivi, imité ailleurs dans le monde par tous ceux qui ont vraiment compati avec la souffrance haïtienne.

Jean-Louis Marolleau // Antoine Christian Label Ngongo

 

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